THOMAS RACING DEVELOPPEMENT

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Essais privés circuit du Val de Vienne 3 septembre 2012

Après la séance d' essais du 20 août destinée à apprivoiser la piste du Vigeant au volant de la Tatuus, nous sommes retournés sur ce circuit le 3 septembre pour des essais de pneumatiques et de réglages associés.

 

Ces essais étaient absolument nécessaires parce que Michelin a stoppé la commercialisation des pneus d'origine des Formule Renault d'avant 2010. Ceci oblige tous les pilotes à trouver une solution de remplacement. Le règlement de la Coupe de France des Circuits impose les pneumatiques de marque Michelin pour les monoplaces du groupe E. Les seuls pneus disponibles et acceptés pour les courses de Coupe de France sont ceux qui équipent les Formule Renault depuis 2010. Malheureusement si les nouveaux pneus arrières ressemblent aux anciens, les avants sont radicalement différents. L'équilibre obtenu grâce aux réglages des châssis s'en trouve compromis.

 

Ci dessous deux piles de roues. A gauche des roues équipées des anciens pneus, à droite les mêmes roues montées avec les nouveaux. On voit nettement que les avants ont une largeur majorée de 4 centimètres.

 

 

L'auto équipée des nouveaux pneumatiques a révélé un comportement inacceptable pendant la première séance d'essais du matin.  Un sous-virage important en entrée de virage se transformant en survirage accentué en sortie rendait le pilotage sur la piste froide et probablement couverte de rosée particulièrement acrobatique.

 

Piloter dans ces conditions est particulièrement désagréable.

 

D'ailleurs, nous avons eu droit à un beau tête à queue à l'occasion de cette session.  Le pilote tellement préoccupé par la stratégie à adopter pour traquer le point à améliorer à simplement oublié de rétrograder un rapport à l'approche d'un virage serré !

 

C'est pour nous un gros handicap. Nous ne sommes pas assez nombreux pour déléguer les tâches. Ainsi, notre pilote doit souvent tenir le rôle de l'ingénieur de piste tout en assurant le moins mal possible celui de pilote. Faire deux choses à la fois n'est jamais une bonne solution...

 

Nous en parlons souvent. Nous avons besoin de gens motivés pour nous aider à progresser. Si vous vous sentez capables de prendre des responsabilités au sein de notre petite équipe, n'hésitez pas à nous le faire savoir.

 

Au sujet de ce tête à queue, remercions au passage les commissaires de piste du Vigeant qui ont efficacement prévenu les autres pilotes avec leurs drapeaux. La Tatuus était vraiment mal placée au milieu de la piste en sortie de virage. Grâce aux drapeaux il n'y a pas eu d'accrochage.

 

Nous nous trouvions dans l'impossibilité d'étalonner les performances de l'auto car le grand circuit que nous connaissons et qui est utilisé lors des courses avait été coupé par la chicane de l'Ecole. Cette chicane freine particulièrement les autos. Par conséquent, il était impossible de profiter des modifications apportées sur l'aérodynamique de l'auto puisque la vitesse maximale dépassait à peine 200 Km/h au lieu des 230 attendus.

 

Le soleil faisant son apparition dès la seconde session, et avec quelques modifications de réglages, le "grip" tant espéré arrivait dès le second tour de piste. Un "stop and go" à chaud dans la pit lane permettait à Brice notre technicien de piste de vérifier thermomètre en main que les réglages de trains avaient évolués dans la bonne direction.  En fait, sur ce point précis, les résultats ont dépassé nos espérances.

 

 

La journée s'est écoulée bien trop vite et nous n'avons pas disposé d'assez de temps pour faire tous les essais qui avaient été planifiés. Néanmoins, il y a eu une bonne progression tout au long de la journée puisque le temps établi lors de la session du matin a été abaissé d'environ 10 secondes.

 

Nous sommes cependant convaincus qu'on peut aller plus vite encore. Une seconde a été gagnée entre l'antépénultième session et l'avant dernière. Et une nouvelle seconde entre l'avant-dernière et la dernière.  Puisque les temps ne sont pas encore stabilisés, il doit rester de la marge de progression.

 

Au stade actuel, bien que nous ne puissions pas comparer les temps, nous pouvons cependant prendre en compte le ressenti du pilote. L'auto semble un peu plus rapide qu'avant quoique plus délicate à mener à la limite. Les nouveaux pneus permettent sans doute de freiner plus tard, peut-être de rentrer un peu plus vite en courbe, mais l'équilibre en sortie de courbe paraît plus difficile à conserver.

 

Mais là encore, nous manquons de références. Parmi les autres monoplaces qui tournaient avec nous une seule était capable de réaliser des chronos voisins des notres. Il s'agit d'une Lola de Formule 3000 de 1986. Elle dispose de pneumatiques nettement plus gros que ceux d'une Formule Renault. Ces autos sont les ancètres des GP2 actuelles. Elles servaient de tremplin vers la Formule un pour les jeunes pilotes.

 

 

Pour l'avoir suivie plusieurs tours, notre pilote a pu en apprécier le comportement. Alors que le train arrière de la Tatuus déboîte légèrement dès qu'on sollicite un peu trop l'accélérateur en sortie de courbe, la Lola ne manifeste pas la moindre envie de liberté malgré une accélération nettement plus franche grâce à son moteur de trois litres.

 

Est-il utile de préciser qu'une telle auto menée à la limite irait beaucoup plus vite que notre Tatuus ?

 

Le meilleur chrono de la journée semble être à l'actif d'une barquette trois litres,rouge et blanche, notre Tatuus réalisant le second temps, mais assez loin derrière.

 

 

Le bilan de cette journée est très positif, mais nous regrettons de n'avoir pas pu disposer plus longtemps de la piste. En effet ce 3 septembre, des motos étaient aussi admises en essais libres et nous avons du partager le temps à raison de 2/3 pour les deux-roues et 1/3 pour les autos.

 

En dépit de tous ces avatars, les temps réalisés l'an passé avec la Martini deux-litres nous semblent aujourd'hui dérisoires. Les évolutions technologiques apparues entre les deux modèles expliquent très certainement ces écarts. Mais si on compare les gains réalisés au Vigeant à ceux obtenus sur la piste de Ledenon on peut encore espérer gagner un temps précieux.

 

Malgré une mise au point incomplète, nous espérons participer à la course du Vigeant dans un mois avec le secret espoir de parfaire les réglages pendant les essais libres de cette course.

 

Il reste beaucoup de travail à accomplir pendant ce mois qui va certainement nous paraître très court.

 

La course automobile est intéressante parce que rien n'est jamais acquis. Les bonnes solutions d'hier, sont aujourd'hui dépassées et celle d'aujourd'hui le seront très vite à leur tour. Se remettre en cause régulièrement, se dépasser chaque jour, voilà le meilleur remède contre les effets du temps qui passe. Mais il faut garder la tête froide. c'est toujours l'horloge qui gagne...

 

Photos et vidéo Brice COURTALON

 

 

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04/09/2012
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