THOMAS RACING DEVELOPPEMENT

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Entraînement à Dijon Prénois 11 mars 2013

Le 11 mars 2013, nous avions programmé une journée de roulage sur le circuit de Dijon Prénois en préparation de la course de Coupe de France qui aura lieu les 23 et 24 Mars.

 

Les objectifs étaient divers.

 

D’abord, il s’agissait de découvrir la piste. En effet, notre unique expérience de Prénois remontait à 1977 ou un tour de piste avait été accompli au guidon de la moto de Thierry Villemagne engagée en challenge Honda France pour vérifier ses réglages.

 

Ensuite, il fallait faire progresser les réglages du châssis et améliorer encore le comportement des nouveaux pneus Michelin qui nous avaient donné tant de fil à retordre en fin de saison 2012. Avec le préparateur de l’un de nos concurrents en Coupe de France, nous avions décidé d’allier nos forces afin de tenter de combler au maximum l’écart de performance qui nous séparait des plus rapides : ceux qui étaient parvenus à régler au mieux leurs châssis. Donc dans un accord tacite, il était prévu que nous échangions nos points de vue et les résultats des essais que nous allions mener en ce début de saison 2013.

 

La course de Nogaro à laquelle nous n’avons pas participé avait été l’occasion de vérifier que la Tatuus de notre adversaire-allié avait exactement le même comportement que la notre. Si les tentatives de son préparateur avaint permis d’améliorer le comportement, il était encore loin de celui que nous souhaitions. Á Dijon, nous nous étions donc fixé pour objectif d’aller explorer l’impact d’autres réglages. Pour base de départ, nous partions avec un set-up considéré comme assez polyvalent. La charge aérodynamique avait été significativement diminuée pour ce circuit où la vitesse maximale devait atteindre240 km/h.

 

Enfin, l’analyse des acquisitions de données avait révélé un étagement de rapports de boite mal réalisé. Le démontage de la boite ayant confirmé qu’une erreur avait été commise à ce niveau, nous partions cette année avec un étagement réputé parfait pour Dijon.

 

Nous étions pleins d’espoirs. Et de crainte aussi… car reprendre l’activité sur ce circuit très rapide et très technique après quatre mois d’arrêt était impressionnant.

 

Autant le dire franchement, s’il y a dans vos relations un pilote que vous n’aimez pas, conseillez-lui d’aller rouler à Dijon Prénois.

 

La veille de notre journée d’essais organisé par Pôle Passion alors que l’organisateur n’était pas encore sur place et que nous venions d’installer notre matériel, une représentante du circuit nous invite à aller passer la nuit ailleurs. Sur tous les circuits français, à l’exception de Nogaro, il est d’usage de laisser l’accès des paddocks aux pilotes et à leurs équipes. Á Nogaro, c’est connu, le gérant du circuit n’accepte pas ça. Et c’est pour cette raison que certaines équipes, dont la notre ont décidé de boycotter Nogaro.

 

Or, à Dijon, nous n’avions qu’un vélo pour deux pour trouver une chambre puisque le camion qui servait d’ancrage à notre nouveau barnum ne pouvait plus circuler. Finalement, avec l’aide de Philippe de Pôle Passion, nous trouvons une solution d’hébergement mais notre veillée d’armes est complètement gâchée à cause du manque de souplesse de la représentante du circuit.

 

Au passage, merci à Philippe qui n’était absolument pas obligé de prendre soin de ses clients et qui nous a pourtant trouvé une âme charitable pour nous héberger.

 

 

Le lundi matin, jours de nos essais, des giboulées s’abattent sur le circuit. Rapidement, nous modifions le set-up de la Tatuus, mais les modifications nous font manquer le début de la première session. Dès le premier contact, le tracé de la piste de Dijon Prénois nous semble très agréable, mais l’adhérence fait vraiment défaut. Evidemment, par souci d’économie, on roule avec des pneus qui ont déjà fait une course d’Eurocup en 2010 trois séances de qualification en 2012 et deux courses de Coupe de France 2012. Ils ont oublié leur jeunesse et il convient d’être très prudent : on roule sur des œufs, mais la 835 a quand même le temps de dévorer quelques Formule Ford Kent ou deux-litres.

 

Un petit arrêt dans la voie des stands permet de vérifier que tout va bien. Les gommes montent bien en température.  D’ailleurs, les pneus fument pendant que Brice corrige les pressions. Mais au moment de repartir le feu en bout de pitlane est déjà repassé au rouge. La session est terminée.

 

Dans le paddock, nous retrouvons Denis qui vient d’arriver avec la Tatuus 849. Il y a aussi une Tatuus Master à moteur Honda, deux Caparo de Formule Renault et une autre Tatuus FR 2000 évo 2007, une Orion FR 1721 et l’armada des Formule Ford.

 

Toutes ces autos se retrouvent en piste pour la seconde session. La piste de 3,8 km est peu chargée et la confiance venant malgré la faible adhérence, le rythme s’accentue. Le nouvel étagement de la boîte de la Tatuus 835 fait merveille. On est encore loin d’aller vite, mais la vitesse maximale dépasse allègrement les 200 km/h. Les premiers tête-à-queue surviennent. Un dans la parabolique, un dans Gorgerolles.

 

Il est temps d’essayer d’établir un temps de base qui servira pour qualifier la pertinence des modifications de réglages.

 

En bout de la ligne droite des stands alors que la 835 va dépasser une Formule Ford deux-litres multicolore apparaissent un panneau bruit et un drapeau rouge.

 

Une Formule Ford Kent au bac met fin à cette session.

 

Je suis étonné. La Tatuus 835 roule régulièrement à Ledenon ou le bruit est aussi règlementé et contrôlé en permanence par un sonomètre. On ne m'a jamais fait la moindre remarque pourtant Ledenon est limité à 97 dBA alors que Dijon est à 100 dBA avec une tolérance de +/- 2 dB soit 102 dBA mesuré accepté.

 

Renseignement pris auprès du commissaire en bout de pitlane, le panneau bruit était bien destiné à la 835.

 

« Et vous mesurez ça comment ? »

« Le sonomètre est en panne, on se sert de celui là, on mesure de là. »  Le commissaire me montre un appareil posé sur le plancher d’un mirador placé en bord de piste.

 

Il est évident que la mesure a été faite d’une manière qui ne respecte pas la procédure obligatoire définie par la Fédération Française de Sport Automobile et disponible ici :

 

Lien vers règlement bruit 2013  Choisir la rubrique Reglement (à gauche) puis technique et enfin rechercher la règlementation sur le bruit (actuellement en page 3.)

 

« Et je suis à combien ? »

« Je ne sais pas, il faut demander à mon collègue parti chercher l’auto qui est sur la piste. »

 

Arrive le « collègue » qui d’après certaines personnes rencontrées ensuite sur le paddock serait le directeur du circuit.

 

« On vous a mesuré à 106 dB. »

 

Je sais que la mesure n’est pas recevable au sens de la réglementation 2013 de la FFSA, mais je reste diplomate.

 

« Et vous êtes sûr de votre mesure ? »

 

Là-dessus, mon interlocuteur se met en colère et me fait remarquer que mon attitude lui déplaît. Quand je lui fais remarquer que mon auto est d’origine, donc équipée de son silencieux homologué et pratiquement neuve, il refuse de m’indiquer les valeurs mesurées sur les autres Tatuus. Il me dit que trouver une solution n’est pas son problème, mais le mien.

 

Effectivement, on a trouvé une solution.  Seuls, sans l'aide de ce monsieur.

 

On a remballé notre matériel. Il est hors de question de discuter avec un officiel qui ne respecte pas la réglementation et se pose pourtant en donneur de leçon.

 

Nous ne participerons pas à la course de Dijon pour être sûrs de ne pas y rencontrer ce personnage.

 

Sur le paddock, les langues se délient. Des voitures refusées à Dijon auraient été mesurées conformes à Bresse le lendemain sans qu’aucune modification n’ait été apportée entre temps. Les écarts de mesure auraient été si importants que la crédibilité des mesures de Dijon pourrait être mise en doute.

 

D’autres témoignages arrivent. Une Tatuus aurait été mesurée à 107 dB le 11 mars 2013 à Dijon et on l’aurait laissé tourner.

 

On ne discute pas avec le genre de personnage que j’ai rencontré à Dijon.

 

Philippe de Pôle Passion vient nous remonter le moral, mais le mal est fait. Le représentant du circuit de Dijon Prénois nous à coupé l’envie de retourner sur ce beau circuit. Nous retournerons plutôt avec Pôle Passion à Magny-Cours.

 

 

Bref, comme je l’écrivais plus haut, si vous détestez un pilote, conseillez-lui d’aller s’entraîner à Dijon.

 

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11/03/2013
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